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Histoire des livres pour les enfants
Internet, nos enfants et nous
Comment fait-on pour apprendre à lire ?
Pourquoi est-ce si difficile d'écrire ?
Mon enfant n'aime pas lire, que faire ?

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On ne peut pas obliger un enfant à aimer lire,
mais on peut l'y aider

Le livre qui fait aimer les livres…

…même à ceux qui n’aiment pas lire. Avec un titre comme ça, vous pensez bien que je me suis précipitée sur le livre de Françoize Boucher.  Extrait : « Si tu adores un livre (ou si tu n’as pas tout compris) tu peux le lire et le relire 1000 fois. Mais si tu adores le chocolat, tu ne peux jamais remanger le même. Il faut que tu rachètes une nouvelle tablette… C’est chouette, non ? ». Bien sûr que c’est chouette ! Allez, encore un : « Si tu déteste lire, un jour tu vas te transformer en gros blaireau. N’importe quoi ! Tu as parfaitement le droit de ne pas aimer lire ! » Et tout ça avec plein de petits dessins rigolos.

Le livre qui fait aimer les livres…, Françoize Boucher, Nathan (même pas 10 euros et avec en plus, en l’intérieur, le célèbre Marc Page).

Lire trop et lire pas assez…

Une lettre de Zoé, 10 ans, vient d’arriver à la rédaction de J’aime lire :

« Tu sais, j’ai relu tous les J’aime lire que j’ai depuis 2002, en trois jours. Et ma mère elle m’a dit : « Arrête de lire ! » alors qu’elle dit à mon grand frère de lire plus ! »

Ca se confirme : la vie, des fois, c’est compliqué…

Que les profs d’EPS me pardonnent

En octobre, Je Bouquine a publié un roman du talentueux Bernard Friot (l’auteur des « Histoires pressées » et autres délices), Sport, amour et tiramisu. Il s’y moque d’un prof de gym un peu lourd. Et que tous les profs de gym de la Francophonie me pardonnent, mais c’était un texte assez joyeux que les lecteurs de Je Bouquine ont bien aimé semble-t-il.

Ce matin pourtant, je reçois le courrier d’une dame courroucée qui a refusé de mettre entre les mains de sa fille le Je Bouquine en question parce que l’on ne peut pas se moquer des professeurs d’EPS (elle en compte dans son entourage) et nous a notifié son désabonnement. J’en suis sincèrement désolée, non parce que j’ai perdu un abonnement mais parce qu’une lectrice de 13 ans n’a pas pu décider par elle-même si elle était d’accord ou non avec ce texte puisqu’elle n’a pas eu le droit de le lire. Et cette mère qui lit le magazine de sa fille non pour le partager avec elle (dans la colère ou dans le plaisir), mais pour le censurer me désole. Sauf à tenir  Je Bouquine pour un brûlot irresponsable et criminel, il me semble que cette maman gagne (peut-être) en contrôle sur sa fille ce qu’elle perd (certainement) en complicité avec elle.  Ca me rend triste.

Des trucs qui font du bien

L’autre jour, ma copine Véronique était toute contente : elle était en train de lire un livre qui apparemment lui faisait le plus grand bien. C’était Tom, petit Tom, tout petit homme, Tom, de Barbara Constantine. Comme les trucs qui font du bien, ça fait toujours un peu envie, j’ai moi aussi acheté ce livre. (Lire la suite…)

les Roms et la lecture

Invitée à une émission sur la lecture des enfants (eh oui !…) sur RCF, j’ai dû répondre rapidement à une question d’auditeur. Cette personne, bénévolement, s’occupait de promouvoir la lecture auprès des enfants roms et déplorait la difficulté de cette mission. La radio va vite et oblige à des réponses trop rapides. Si jamais cette auditrice vient faire un tour par ici,  je lui redonne les coordonnées du passionnant livre d’Isabel Fonseca, Enterrez-moi debout. Isabel Fonseca y détaille le rapport des Roms à la chose écrite (ce que l’on retrouve aussi dans le Zoli, de Colum McCann). Cette méfiance vis-à-vis de l’écrit n’est sans doute pas sans influence sur l’entrée en lecture des enfants roms d’aujourd’hui.

Enterrez-moi debout, d’Isabel Fonseca, traduit de l’américain par Laurent Bury, disponible dans la collection 10/18.

Je ne sais pas quoi lire !

La solution ? Allez vite sur www.prixtamtam.fr. Vous y trouverez les sélections des meilleurs romans pour les plus jeunes (âge J’aime lire) et pour les plus grands (âge Je bouquine). Et aussi la sélection des meilleurs albums BD et manga (âge DLire). Ces 18 titres sélectionnés avec soin sont tous en lice pour les prochains prix Tam-Tam. Et en plus de lire, vos loulous peuvent même voter ! Vive l’été !

Garçons et filles lisent-ils la même chose ?

Laure-Elisabeth Bourdaud, journaliste à DLire (le magazine grand frère de J’aime lire), a posé la question à François de Singly, sociologue qui, depuis longtemps, s’intéresse à cette question. Pour en savoir plus, lire la suite, et mille mercis à Laure-Elisabeth de m’avoir autorisée à reprendre ici son interview.  (Lire la suite…)

72% !

Sur 100 jeunes en difficulté avec les mécanismes fondamentaux de la lecture au moment de la journée d’appel organisée depuis 2000 pour tous les garçons et les filles de 18 ans, 72 sont des garçons. 72 ! Le moins que l’on puisse dire est que notre capacité collective à accueillir les garçons dans la lecture est pour le moins désastreuse. (Chiffre relevé dans le passionnant et coléreux livre d’Emmanuel Todd paru chez Gallimard, « Après la démocratie »)

Allez voir « Stella » !

Rentrée 76. Stella habite aux marges de Paris, ses parents y tiennent un café. Les hasards de la carte scolaire (oui, celle qui n’existera bientôt plus) l’expédient dans un « collège de riches ». Stella n’y est pas à sa place : elle l’a décidé et plus d’un s’empressent de le lui confirmer. Mais il y a Gladys. Et Gladys non plus n’a pas l’air à sa place dans cette sixième des beaux quartiers. Je brûle de vous en dire plus, de vous dire tout le bien que je pense de ce film, que c’est la plus belle amitié enfantine que j’ai vue au cinéma depuis longtemps, que j’en suis sortie bouleversée comme rarement… Sauf que j’ai horreur qu’on me gâche le plaisir en m’en disant trop alors je m’auto-coupe le sifflet avant que vous me fassiez le même reproche. Mais bon sang, allez-y voir!

Stella, de Sylvie Verheyde (avec pas beaucoup de gens connus dedans et pas beaucoup de publicité autour alors on se dépêche avant qu’il quitte l’affiche et qu’on se plaigne de l’avoir râté!). Pour tout le monde à partir de 14 ans.

Ce que l’on n’a pas dit…

Hier, j’étais invitée à participer à une émission d’après-midi sur Europe 1. Thème : comment faire pour que les enfants aiment lire ? Avec Edwige Antier, nous avons fait assaut de merveilleuses idées. Lire à haute voix même quand les enfants savent lire tout seuls, le faire autant pour le benjamin que nous l’avons fait pour l’aîné, ne pas craindre les livres que l’on ne trouve pas très bons… Pourtant, à la réflexion, nous aurions dû dire aussi quelque chose d’important : aussi précieuse que nous semble la lecture, nous devons pouvoir autoriser nos enfants à ne pas aimer ça. Accepter des enfants qui ne sont pas à notre image, ce n’est ni une pose théorique, ni un exercice facile… Allez, courage et bonne rentrée, je file acheter Roméo et Juliette demandé par le prof de ma benjamine et dont, malgré une fouille serrée, nous n’avons pas été capables de retrouver les exemplaires déjà acquis lors des précédentes commandes scolaires et urgentes des aînés, exemplaires qui devraient réapparaître vers la Toussaint. On est habitués : l’année dernière, c’est Rousseau qui nous a fait le coup…

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