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Histoire des livres pour les enfants
Internet, nos enfants et nous
Comment fait-on pour apprendre à lire ?
Pourquoi est-ce si difficile d'écrire ?
Mon enfant n'aime pas lire, que faire ?

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On ne peut pas obliger un enfant à aimer lire,
mais on peut l'y aider

Des trucs qui font du bien

L’autre jour, ma copine Véronique était toute contente : elle était en train de lire un livre qui apparemment lui faisait le plus grand bien. C’était Tom, petit Tom, tout petit homme, Tom, de Barbara Constantine. Comme les trucs qui font du bien, ça fait toujours un peu envie, j’ai moi aussi acheté ce livre. (Lire la suite…)

les Roms et la lecture

Invitée à une émission sur la lecture des enfants (eh oui !…) sur RCF, j’ai dû répondre rapidement à une question d’auditeur. Cette personne, bénévolement, s’occupait de promouvoir la lecture auprès des enfants roms et déplorait la difficulté de cette mission. La radio va vite et oblige à des réponses trop rapides. Si jamais cette auditrice vient faire un tour par ici,  je lui redonne les coordonnées du passionnant livre d’Isabel Fonseca, Enterrez-moi debout. Isabel Fonseca y détaille le rapport des Roms à la chose écrite (ce que l’on retrouve aussi dans le Zoli, de Colum McCann). Cette méfiance vis-à-vis de l’écrit n’est sans doute pas sans influence sur l’entrée en lecture des enfants roms d’aujourd’hui.

Enterrez-moi debout, d’Isabel Fonseca, traduit de l’américain par Laurent Bury, disponible dans la collection 10/18.

Je ne sais pas quoi lire !

La solution ? Allez vite sur www.prixtamtam.fr. Vous y trouverez les sélections des meilleurs romans pour les plus jeunes (âge J’aime lire) et pour les plus grands (âge Je bouquine). Et aussi la sélection des meilleurs albums BD et manga (âge DLire). Ces 18 titres sélectionnés avec soin sont tous en lice pour les prochains prix Tam-Tam. Et en plus de lire, vos loulous peuvent même voter ! Vive l’été !

Garçons et filles lisent-ils la même chose ?

Laure-Elisabeth Bourdaud, journaliste à DLire (le magazine grand frère de J’aime lire), a posé la question à François de Singly, sociologue qui, depuis longtemps, s’intéresse à cette question. Pour en savoir plus, lire la suite, et mille mercis à Laure-Elisabeth de m’avoir autorisée à reprendre ici son interview.  (Lire la suite…)

72% !

Sur 100 jeunes en difficulté avec les mécanismes fondamentaux de la lecture au moment de la journée d’appel organisée depuis 2000 pour tous les garçons et les filles de 18 ans, 72 sont des garçons. 72 ! Le moins que l’on puisse dire est que notre capacité collective à accueillir les garçons dans la lecture est pour le moins désastreuse. (Chiffre relevé dans le passionnant et coléreux livre d’Emmanuel Todd paru chez Gallimard, « Après la démocratie »)

Allez voir « Stella » !

Rentrée 76. Stella habite aux marges de Paris, ses parents y tiennent un café. Les hasards de la carte scolaire (oui, celle qui n’existera bientôt plus) l’expédient dans un « collège de riches ». Stella n’y est pas à sa place : elle l’a décidé et plus d’un s’empressent de le lui confirmer. Mais il y a Gladys. Et Gladys non plus n’a pas l’air à sa place dans cette sixième des beaux quartiers. Je brûle de vous en dire plus, de vous dire tout le bien que je pense de ce film, que c’est la plus belle amitié enfantine que j’ai vue au cinéma depuis longtemps, que j’en suis sortie bouleversée comme rarement… Sauf que j’ai horreur qu’on me gâche le plaisir en m’en disant trop alors je m’auto-coupe le sifflet avant que vous me fassiez le même reproche. Mais bon sang, allez-y voir!

Stella, de Sylvie Verheyde (avec pas beaucoup de gens connus dedans et pas beaucoup de publicité autour alors on se dépêche avant qu’il quitte l’affiche et qu’on se plaigne de l’avoir râté!). Pour tout le monde à partir de 14 ans.

Ce que l’on n’a pas dit…

Hier, j’étais invitée à participer à une émission d’après-midi sur Europe 1. Thème : comment faire pour que les enfants aiment lire ? Avec Edwige Antier, nous avons fait assaut de merveilleuses idées. Lire à haute voix même quand les enfants savent lire tout seuls, le faire autant pour le benjamin que nous l’avons fait pour l’aîné, ne pas craindre les livres que l’on ne trouve pas très bons… Pourtant, à la réflexion, nous aurions dû dire aussi quelque chose d’important : aussi précieuse que nous semble la lecture, nous devons pouvoir autoriser nos enfants à ne pas aimer ça. Accepter des enfants qui ne sont pas à notre image, ce n’est ni une pose théorique, ni un exercice facile… Allez, courage et bonne rentrée, je file acheter Roméo et Juliette demandé par le prof de ma benjamine et dont, malgré une fouille serrée, nous n’avons pas été capables de retrouver les exemplaires déjà acquis lors des précédentes commandes scolaires et urgentes des aînés, exemplaires qui devraient réapparaître vers la Toussaint. On est habitués : l’année dernière, c’est Rousseau qui nous a fait le coup…

La loi sur le prix unique du livre

La France a une chance folle d’avoir une loi qui garantit le prix unique du livre. Partout en France métropolitaine les livres se vendent au même prix, prix imprimé sur la couverture, avec pour seule tolérance une remise possible de 5%. C’est grâce à cette loi que, depuis 27 ans, nous avons réussi à préserver un tissu de librairies.  Tissu que tous les pays qui ne l’ont pas ou plus nous envient.Ecorner cette loi n’aboutirait certainement pas à baisser le prix des livres mais aboutirait sûrement à fragiliser tous les métiers du livre, de l’auteur au lecteur. On ne lit sans doute pas assez, mais est-ce une question de prix ? Les bibliothèques sont nombreuses, les livres sortent rapidement en format poche et on  prête souvent les livres que l’on a aimés. L’argument qui consiste à dire que des prix libres pourraient limiter le nombre des invendus est d’une consternante naïveté, pour ne pas dire pire. Vouloir défendre à toute force la liberté d’une grande distribution cynique et toute puissante mène parfois à dire de grosses bêtises. A en faire, aussi…

Et si on les payait pour lire ?

Le maire d’un petit village espagnol de 3000 habitants a décidé de donner aux parents 1 euro pour chaque heure que leurs enfants auront passé à la bibliothèque. Décidé à lutter efficacement contre l’échec scolaire dans sa commune qu’il évalue à 85%, il place l’usage de la bibliothèque au centre de son dispositif. A suivre…(source : Livres Hebdo du 8/2/2008)

« Moi ! »

9782092514238.gifVous connaissez Hubert Ben Kemoun ? C’est un auteur qui explore à la fois le registre de l’album et celui des romans. D’habitude j’aime bien le lire et j’ai même eu le plaisir de le publier (avec un petit faible avoué pour « L’oeuf du coq », joyeuse fable illustrée par son comparse Bruno Heitz sur un coq borgne qui refuse aux mots étrangers leur permis de séjour dans la langue française). Bref, Hubert Ben Kemoun publie cet automne un album réjouissant à offrir à tous les petits loups qui ne sont pas très sûrs que la lecture vaille la peine que l’on s’y arrête… Ca tombe bien, c’est bientôt Noël !

« Moi ! », de Hubert Ben Kemoun, illustrations de Ronan Badel, 14 euros, Editions Nathan.

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