Colère
En ce moment, sur France Inter, circule une publicité pour un produit financier genre assurance-vie qui me torture les oreilles chaque matin. C’est un monsieur qui s’inquiète des futures études de sa fille alors qu’il ne devrait pas s’en faire : grâce à ce merveilleux produit financier il pourra sans problème payer à la demoiselle son école de styliste. Ca ne vous choque pas, vous, que les études d’un enfant d’aujourd’hui (et encore plus de demain) soit conditionnées à l’assurance-vie de ses parents ? Je viens d’une époque obscure et révolue où le mérite scolaire, la gratuité de l’enseignement et l’indispensable système boursier façonnaient l’avenir des écoliers. Dimanche dernier, sur le marché que je fréquente, une fillette de six ans fouillait les poubelles du boucher pour récupérer les os encore entourés d’un peu de viande. Sans doute son père économise-t-il drastiquement pour la doter d’un futur produit financier qui paiera ses études ? Mais qui veut donc de ce monde que l’on prépare à nos enfants ?













