Une grasse matinée empoisonnée
Quand on travaille toute la semaine et que l’on doit se lever à l’aube du samedi matin pour accompagner ses chers enfants à l’école, on est tous psychologiquement prêts à applaudir la suppression des cours du sixième jour de la semaine. Erreur, nous explique Antoine Prost, historien de l’éducation et auteur d’un article précis et documenté publié par le quotidien Le Monde (29 mai 2008). Apprendre plus et mieux en travaillant moins ? Drôle de réponse au problème des 10 à 15% d’enfants qui ont du mal à suivre à l’entrée au collège. Avec 36 semaines de 4 jours et quelques jours fériés, on arrivera à peine à 140 jours de classe par an. Il y en a 210 au Japon, 200 en Italie, 188 en Finlande, 190 en Grande-Bretagne. Surcharger les journées pour en compenser le faible nombre n’est évidemment pas une solution. Prost, très en colère, parle d’un Munich pédagogique, qui n’a l’air d’empêcher personne de dormir sur ses deux oreilles, surtout le samedi matin… A méditer.













