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Histoire des livres pour les enfants
Internet, nos enfants et nous
Comment fait-on pour apprendre à lire ?
Pourquoi est-ce si difficile d'écrire ?
Mon enfant n'aime pas lire, que faire ?

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Bienvenue à tous sur ce blog qui accompagne la collection des petits guides J’aime lire.

Les enfants et les livres, et la lecture, et l’écriture, et les gros mots, et Internet, et les mangas… Que de questions !
Vos interrogations, vos témoignages et vos réactions y sont, tous, les bienvenus.
Bon blog !

Voilà qui m’énerve !

p1020876.JPG Cette photo, c’est celle d’un présentoir de livres d’une boutique de l’enseigne “Eveil et Jeux”. Un présentoir sur le thème “livres pour garçons, livres pour filles”.  Si j’étais une virulente féministe des années 60, je me dirais qu’il y a du pain sur la planche. Mais nous sommes en 2009 et les combats des femmes ont un furieux goût de démodé, y compris pour beaucoup de jeunes femmes d’aujourd’hui. Comme si l’égalité homme/femme était depuis longtemps acquise…  Alors, si c’est acquis, pouvez-vous m’expliquer comment peut-on oser proposer à des petits garçons de devenir chevaliers et à des petites filles de jouer à la dînette, à la marchande, à la maîtresse ? J’adore faire la cuisine et je respecte fondamentalement les maîtresses, mais j’espère que mes filles se rêvent en chevalières (bien sûr que ce mot existe au féminin, tout comme maîtresse existe au masculin) ou en tout ce qu’elles voudront, indépendamment du fait qu’elles soient filles. Bon sang de bois, notre monde est trop compliqué pour que l’on se prive du talent des filles à en co-écrire l’avenir !

Festival d’Annecy

Je rentre du formidable festival d’Annecy où l’on peut voir mille et un films d’animation (courts métrages, long métrages, séries pour la télé…). Et je peux vous dire qu’il y a de la créativité dans l’air ! Coup de coeur pour Coraline, tiré du roman éponyme de Neil Gayman et que nous avons tous vu avec des lunettes sur le nez pour cause de projection en relief (vous pouvez le voir actuellement en salle).  Et petit trac personnel : Ariol, que les lecteurs de J’aime lire connaissent bien, est en compétition avec un de ses premiers épisodes animés à découvrir sur TF1 à la rentrée. Pareil pour Mandarine and cow, sur France 3  (et dans DLire) depuis plusieurs mois.  Les passerelles entre littérature (j’y range bien sûr la BD) et cinéma d’animation sont nombreuses et très souvent heureuses. Jusqu’à ce fabuleux projet de Jacques Tardi en préparation pour 2011, Un monde truqué, que nous allons attendre avec impatience…

François Place à l’honneur

Si vous passez dans les parages de l’abbaye de Fontevraud entre le 2 juin et le 25 octobre, faites une halte : une belle expo sur l’oeuvre de François Place s’y tient et mérite très certainement le détour. Pour ceux qui ne le connaissent pas, François Place (”Les derniers géants”, “L’Atlas des géographes d’Orbae”, “Le vieux fou de dessin”…) est à la fois auteur et illustrateur, inventeur d’univers et de personnages qui vous entraînent au plus loin des frontières du monde et au plus proche de l’humanité. Ses livres ne sont pas nombreux, mais ils sont précieux, infiniment précieux.http://www.abbaye-fontevraud.com/news/fp_a_lhonneur/cp_fplace.html

Construire un feu

Vous allez peut-être vous moquer, mais je viens de recevoir la nouvelle édition d’un des plus beaux textes de Jack London et je ne résiste pas à l’envie de vous le recommander. Dans cette nouvelle édition (éditions Hugo et Cie), les illustrations sont de Philippe Munch et l’éditeur a eu la bonne idée de réunir deux versions différentes de ce court récit. Si vous ne le connaissez pas encore, allez y voir. Quel que soit votre âge…

Garçons et filles lisent-ils la même chose ?

Laure-Elisabeth Bourdaud, journaliste à DLire (le magazine grand frère de J’aime lire), a posé la question à François de Singly, sociologue qui, depuis longtemps, s’intéresse à cette question. Pour en savoir plus, lire la suite, et mille merci à Laure-Elisabeth de m’avoir autorisée à reprendre ici son interview.  (Lire la suite…)

livre numérique

Bonne ou mauvaise nouvelle ? Bruno Patino, journaliste et patron de presse (Télérama, Le Monde interactif), a planché sur l’avenir numérique du livre. Son rapport, passionnant, est disponible à la Documentation française. Petit extrait sur la lecture des Japonais : ” En deux ans, le roman pour téléphone portable, visant un public d’adolescentes, est devenu un segment majeur du marché du livre : la moitié des dix best-sellers sur papier de l’année 2007 sont sortis à l’origine en feuilleton numérique pour téléphones mobiles. Le plus connu, Koisora (”lien d’amour”) s’est vendu à 1,5 million d’exemplaires. ” Les pessimistes seront effrayés : comment lire un roman sur un tel confetti ? Les optimistes seront reconfortés : la lecture est un acte tellement fondamental qu’il circule sans faiblir d’un support à l’autre et que, au bout du compte, il décuple le désir de sa version papier. Le pire est-il certain ?

Colère

En ce moment, sur France Inter, circule une publicité pour un produit financier genre assurance-vie qui me torture les oreilles chaque matin. C’est un monsieur qui s’inquiète des futures études de sa fille alors qu’il ne devrait pas s’en faire : grâce à ce merveilleux produit financier il pourra sans problème payer à la demoiselle son école de styliste.  Ca ne vous choque pas, vous, que les études d’un enfant d’aujourd’hui (et encore plus de demain) soit conditionnées à l’assurance-vie de ses parents ? Je viens d’une époque obscure et révolue où le mérite scolaire, la gratuité de l’enseignement et l’indispensable système boursier façonnaient l’avenir des écoliers. Dimanche dernier, sur le marché que je fréquente, une fillette de six ans fouillait les poubelles du boucher pour récupérer les os encore entourés d’un peu de viande. Sans doute son père économise-t-il drastiquement pour la doter d’un futur produit financier qui paiera ses études ? Mais qui veut donc de ce monde que l’on prépare à nos enfants ?

72% !

Sur 100 jeunes en difficulté avec les mécanismes fondamentaux de la lecture au moment de la journée d’appel organisée depuis 2000 pour tous les garçons et les filles de 18 ans, 72 sont des garçons. 72 ! Le moins que l’on puisse dire est que notre capacité collective à accueillir les garçons dans la lecture est pour le moins désastreuse. (Chiffre relevé dans le passionnant et coléreux livre d’Emmanuel Todd paru chez Gallimard, “Après la démocratie”)

Les maternelles

Du 5 au 16 janvier, France 5 programme 8 films (que je n’ai pas vus) sur l’école maternelle et les progrès qui y sont à l’oeuvre.  Si vous avez des petits ou si vous êtes Monsieur Darcos qui pense que ce lieu n’est qu’une garderie/dortoir, allez-y voir ! France 5, Les maternelles, du 5 au 16 janvier à 8 heures 55. 

La Fantasy pour les nuls

Quand on n’est pas soi-même lecteur d’Heroic Fantasy, on est un peu perplexe de voir nos petits s’en délecter. Littérature d’évasion par excellence, l’heroic fantasy repose sur deux éléments indispensables : un monde parallèle créé de toute pièce par un auteur (comme dans Narnia, dans Le Seigneur des anneaux…) ; et la présence forte du héros dont le parcours est presque toujours une quête initiatique. La grande oeuvre fondatrice est bien sûr l’extraordinaire Seigneur des anneaux,  créé par J.R.R. Tolkien (1892-1973) en 1954.  Si vous voulez vous offrir une agréable initiation au travail de cet auteur, vous pouvez lire Bilbo le Hobbit.

Genre très prisé par les lecteurs qui y explorent des terres inconnues et mystérieuses dont notre monde réel n’est sans doute plus assez pourvu, l’heroic fantasy est aujourd’hui portée par de nouveaux auteurs : Pierre Bottero (La Quête d’Ewilan…), Christopher Paolini (Eragon), Luc Besson (Arthur), Jean-Michel Payet (Aerkaos)… Et le dynamisme de la fantasy n’est certainement pas étranger à celui des jeux vidéo qui lui ont volontiers emprunté ses codes, et ses lecteurs !

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