Voilà qui m’énerve !
Cette photo, c’est celle d’un présentoir de livres d’une boutique de l’enseigne “Eveil et Jeux”. Un présentoir sur le thème “livres pour garçons, livres pour filles”. Si j’étais une virulente féministe des années 60, je me dirais qu’il y a du pain sur la planche. Mais nous sommes en 2009 et les combats des femmes ont un furieux goût de démodé, y compris pour beaucoup de jeunes femmes d’aujourd’hui. Comme si l’égalité homme/femme était depuis longtemps acquise… Alors, si c’est acquis, pouvez-vous m’expliquer comment peut-on oser proposer à des petits garçons de devenir chevaliers et à des petites filles de jouer à la dînette, à la marchande, à la maîtresse ? J’adore faire la cuisine et je respecte fondamentalement les maîtresses, mais j’espère que mes filles se rêvent en chevalières (bien sûr que ce mot existe au féminin, tout comme maîtresse existe au masculin) ou en tout ce qu’elles voudront, indépendamment du fait qu’elles soient filles. Bon sang de bois, notre monde est trop compliqué pour que l’on se prive du talent des filles à en co-écrire l’avenir !













